12/30/2011

Tanger ou la dérive littéraire

Este libro lo publicó Editions Publisud de Francia en 2003. Es ya antiguo pero lo reseño porque es poco conocido aunque constituye un formidable intento desmitificador de ese Tánger artificial que no refleja la realidad de la ciudad.



Reseña por Domingo del Pino:


El mito lo construyeron esos escritores norteamericanos de que trata el libro, pero lo han engordado después muchos otros  tangerinos y no tangereinos en detrimento de nuestros propios relatos. Sin que ello signifique un juicio de valor sobre la magnifica obra de conjunto de muchos de ellos, como Tennessee Williams, Truman Capote, Gertrude Stein, Paul y Bowles,  William Burroughs y varios más de otras varias nacionalidades, lo cierto es que las experiencias personales que ellos vivieron y relataron, en la mayoría de los casos es ajena por completo a la magnifica historia de aquel Tánger internacional que vivimos y de aquel otro que en los siglos anteriores crearon y animaron nuestros antepasados españoles cristianos, judíos y musulmanes.

Los autores, Mari-Haude Caraës y Jean Fernandez son investigadores, ella en Ciencias Políticas, y profesora en el ENSCI y HEC, y él investigador en socio-antropología y profesor en la Universidad de Nanterre. 

Lo que sigue son algunos extractos del texto:

“Quand on arrive par mer à Tanger, se dessine d’abord sa vaste baie, réputée une des plus belles du monde. On distingue nettement, sur la gauche, la ville moderne où s’étalent et se dressent de hauts bâtiments, tandis que la vieille ville, medina et Casbah, s’étage à flanc de la colline..Partout dans la ville, surtout tout autour du Boulevard Pasteur, mais pas seulement, des lieux gardent la trace de la présence étrangère:  Casa Pepe, Café Fuentes, théâtre Cervantes, Café de Paris, Café de Porte, Villa de France, coiffeur Forêt Diplomatique, Tanger Inn, Winnis Bar, école américaine….

Qu’on vienne à Tanger pour son site inoubiable, son passé prestigieux, en route pour le sud, beucoup y viennent, et beaucoup d’écrivains, intellectuels et artistes en tout cas,  pour y faire ce que l’on n’appelait pas encore, du tourisme sexuel…

Tanger ne cesse d’être la proie des passagers du sexe. Evidemment, comme l’écrit Tennessee Williams –qui au demeurant n’aimait pas Tanger –dans Mémoires d’un vieux crocodile: “Je crois qu’il ne faut pas non plus prendre en consideration les goûts et les déviations sexuelles d’un artiste pour déterminer la valeur de son oeuvre. On peut s’y intéresser, c’est sûr”…

Chacun a son réseau à Tanger et la production littéraire en fait longement part. Celui de William Burroughs, outre Bryon gysin, l’inventeur des cuts en touts genres, se compose de quelques membres de la Beat Generation: Jack Kerouac et Allen Ginsberg. Ils n’y séjournent guère. Jack Kerouac y passé une semaine et déteste la ville. Peu importe: l’essentiel consiste à passer par-là et venir saluer les amis….

Il ne s’agit pas de mythifier une ville dont certains disent qu’elle aurait fomenté, bercé, inspire, une plethore d’écrivains. Si certains auteurs ont écrit à Tanger, très peu on écrit sur elle….

Rarement et à un tel point, une ville et des écrivains ont eu une telle connivance. On peut lire ce rapport comme le paradigne terrible, inquiétant d’une illusion entretenue souvent avec profit mais non sans perte. La perte c’est le Tanger de derrière le décors qui la leur inflige…

Au terme de Tanger imaginaire et mythique, dans un tourbillon de références et de citations, cette grande rêverie collective autour d’une fiction, construit-elle une ville? Sous le masque du mythe, a-t-on encore les moyens de discerner le réel? Les textes des écrivains occidentaux marquent une fuite en avant ou l’impossibilité de clôre un récit.


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